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28.11.2007
Amsterdam : le retour!
10:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le vélo du mois!
Vous connaissez sans doute "l'employé du mois", "les promos du mois", etc. Moi j'ai décidé de créer une rubrique "le vélo du mois", dans laquelle je vais vous faire découvrir LA photo du vélo qui m'a le plus marqué dans les dernières semaines écoulées. Ici c'est un festival au niveau couleurs, astuces pour accrocher le plus de sacs, décorations, etc. C'est super marrant à observer. Désormais je vais me promener avec mon appareil photo toujours sur moi pour saisir toutes les occasions de vous en montrer de beaux exemples. Bon pour commencer je vous en mets plusieurs parce que j'ai quelques mois à rattraper :
- le rasta-vélo (qui s'accomode vous l'aurez compris avec la parfaite panoplie du fumeur de joints/admirateur de Bob/etc.)
- et LE vélo le plus joli que j'ai vu, ces temps-ci, se trouvait à Amsterdam samedi dernier :
A bientôt pour d'autres vélos qui auront attiré mon attention!
10:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2007
Zoom sur les français vus par l'étranger
Il faut que je vous fasse part du paradoxe que je vis depuis que je suis ici lorsque j’avoue ma nationalité. Pourquoi un paradoxe ? Tout simplement parce que LE français est ADORE, tandis que LES français sont haïs. Enfin, haïs peut être pas jusque là, mais moqués, ça c’est certain.
Lorsque que les gens apprennent que je suis française, généralement cela soulève une réaction de sympathie démesurée pour ma langue maternelle. Oh tu es française ? J’adore le français, c’est tellement mignon ! Oh s’il te plaît tu peux dire quelque chose en français (là généralement tu peux leur sortir un cocasse « je me gratte les doigts de pieds » et les voir s’attendrir tout de même) ? Tu sais j’avais commencé à apprendre le français, je regrette de pas avoir continué. C’est vraiment quelque chose que j’aimerais avoir fait dans ma vie, pouvoir parler français. Et blablabla et blablabla. Notre langue fait beaucoup d’envieux. Tu m’étonnes (dit-elle en toute modestie) ! Quand tu dois te farcir du néerlandais toute la sainte journée, en ayant l’impression qu’ils te crachent dessus toutes les trois secondes…Ca fait du bien d’entendre nos petites consonnes et voyelles assemblées de façon si charmante.
Donc jusqu’à ce point là de la conversation ça peut passer. Mais (il y a toujours un mais, n’est ce pas ?) ensuite, généralement les remarques qui suivent c’est « Oh j’étais en France cet été, c’était trop beau…C’est vraiment un charmant pays. Ca doit être bien d’y vivre » etc. Jusque « par contre, vous avez un sérieux problème avec les langues étrangères. Vous ne savez même pas parler anglais. Pour les touristes, c’est difficile. ». Hum, que puis je répondre ? Faire le mea culpa pour mon propre anglais, bien sûr. D’ailleurs on m’a dit lors d’une soirée avec des gens que je ne connaissais pas vraiment avant que contrairement à d’autres ici, on ne se rend pas compte que je suis française quand je parle anglais. LE COMPLIMENT. Bon je suis sûre que mon anglais n’est pas parfait, mais au moins ça m’a un peu rassurée.
Et maintenant le palmarès de remarques désagréables sur les français :
- Je faisais la queue pour retirer de l’argent l’autre jour. Le file était assez longue, et la madame de devant se retourne et commence à me parler d’un air compatissant en néerlandais donc je lui ai dit de ma petite voix timide et rougissant déjà « sorry, i cannot speak dutch ». Ce sur quoi elle a enchaîné direct en anglais « oh you’re from the United States » (mais bien sûr, je parle tellement bien) ? « Oh not at all, I am from France, you know, nobody is perfect!». Ce sur quoi elle m’a regardée avec des grands yeux ronds, “oh you are French?! Reaaaally ?! And you speak a very good english. That is surprizing ! You should tell the other French that they absolutely should be as open minded as you!”. Mais tais toi vieille c…tu insultes mes compatriotes là scregnegne! J’y peux rien mais l’ouverture d’esprit ne me pousse pas à oublier mon chauvinisme. Donc j’ai failli commencer à évoquer le sujet du fléau de conducteurs de caravanes néerlandais sur nos autoroutes mais je me suis retenue. Non mais !
- Il paraît que nous autres français ne parlons pas anglais parce que nous ne voulons pas, et non pas parce que nous ne pouvons pas. Je crois que les étrangers ont raison de montrer du doigt notre niveau général d’anglais, mais je pense qu’ils n’ont pas conscience de la manière dont on nous apprend l’anglais en France. Qui (à part ceux qui comme moi sont obligés de le parler couramment en Erasmus) a l’occasion de pratiquer oralement son anglais lors de son parcours scolaire ?
- Il paraît que nous sommes chauvins. Et bien oui, en tout cas moi je sais que je le suis. Faut dire que d’entendre tous les étrangers nous dire qu’on a de la chance d’avoir un si beau pays et une si belle langue…Ca peut nous conforter dans ce qu’on pensait déjà. Mais j’admets, que je suis chauvine, même si il y a quelques aspects de la France qui ne me manquent pas (voir le tiret suivant)
- Il paraît que nous sommes des râleurs chroniques et que nous passons plus de jours en grève qu’au travail sur toute l’année. Qui peut blâmer les étrangers de penser ça, surtout en ce moment ?
- Il paraît que nous sommes impolis et fiers lorsque nous voyageons. Je suis tout à fait d’accord là dessus. Y a qu’à voir le comportement de certains français ici pour en être persuadé.
Voilà les remarques qui sont revenues le plus souvent pour le moment. Je vous ferai part des prochaines qui arriveront à mes oreilles.
13:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bon, ça c'est fait!
Elle a stressé, la petite...Un peu paniqué, même, devant la tonne et demie de lectures en anglais qu'elle avait à abattre pour préparer ses partiels. Elle doit aussi avouer, que n'ayant pas eu le temps de tout préparer, elle a fait quelques choix entre les matières à bosser ou non.
Judicieux a priori ces choix, puisqu'elle est désormais fière de pouvoir vous annoncer qu'elle a validé tous ses exams et avec des notes honorables qui plus est! Alors remercions en coeur
- Rita (cette bonne vieille Rita qui toujours m'aida) pour son travail sans relâche aux causes désespérées
- mais aussi Mr K (agent principal écofaï IEPR) pour toutes les jolies histoires/exemples de gestion dont il nous a abreuvés les deux années passées et qui m'ont servi à blablater et gagner mes points sans aucun doute
- et puis moi aussi, parce que je me suis donnée du mal mine de rien.
Je poursuis ma quête des crédits ECTS, studieusement, pour ajouter aux 24 crédits que j'ai déjà pour la première partie du semestre, 12 petits frères en février normalement.
11:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2007
Un peu de sérieux!
Je sors de ma semaine d'exams...Et bon comme d'habitude, je ne sais pas trop quoi penser de ma prose. Quoiqu'il en soit ces examens étaient vraiment différents pour moi pour diverses raisons.
1) pour la préparation
Adieu les cours magistraux où tout vous est servi sur un plateau avec juste des notes à prendre et à réviser pour l'examen de fin de semestre.
Adieu les cours utiles dont le contenu sera l'objet de l'examen de fin de semestre (oui je sais pourtant ce serait plus logique...mais chacun sa logique on va dire).
En effet, les professeurs se contentent de faire les beaux pendant deux heures - et même pas deux vraies heures car ils s'accordent une giga pause café) en exhibant de magnifiques présentations powerpoint qu'ils lisent en n'ajoutant rien. Or les présentations se trouvent avant même le cours sur un intranet ultra performant (je dis pas ça pour narguer le service informatique de l'IEP mais un peu quand même). Donc en gros, aller aux cours ne représente qu'un intérêt moyen. Sauf bien sûr quand on est comme moi et qu'il nous faut entendre les choses pour réussir à les retenir.
De plus, au long du semestre, on a des petits travaux à préparer ou des choses à lire, qui n'ont pas de rapport avec le cours bien souvent. C'est un complément, sauf que bon pour schématiser ce qu'on a à faire par nous même c'est la moitié corse. Enorme. Pour chaque cours, des "readers" ou des bouquins de 400 pages à s'enfourner et à retenir et connaître sur le bout des doigts pour l'exam!
2) pour le déroulement
Adieu le formalisme français et iepien. Quoi? Ca servirait à quelque chose d'émarger? Quoi? Ca servirait à quelque chose de rendre les copies anonymes pour la correction? Quoi? Ca servirait à quelque chose d'avoir à prouver qu'on est bien soi pour passer l'exam? Non là je plaisante, ils vérifient quand même un mimimum.
Ca a été très étrange pour moi, le déroulement de ces épreuves. Ca commence dix minutes environ avant l'épreuve : les futures victimes de sujets merdiques s'agglutinent autour de la porte de la salle, et entrent une par une en passant par la vérification des cartes d'étudiant/identité. A ce moment, la personne chargée des vérifications nous donne notre sujet et nous dit d'aller nous asseoir. Ce que nous faisons. Mais alors ce qui m'a scotchée, c'est qu'on n'attend pas du tout les autres pour commencer. Dès qu'on a notre sujet, hop, on se jette à une place et tant pis si on gagne cinq ou dix minutes par rapport au crétin qui s'est ramené pile à l'heure... Bizarre!
Sinon, une autre petite différence. A chaque épreuve on nous remet un questionnaire d'évaluation du cours du prof à remplir et redonner obligatoirement en même temps que la copie. Bon ok, ils ont trouvé la bonne solution pour enfin récupérer ces questionnaires qui sont bien fastidieux à remplir, mais franchement...Comme si c'était le meilleur moment pour nous emmerder avec ça. En plus, je veux pas dire (mais je vais le dire quand même) c'est vraiment pas judicieux car si on est totalement dégoûté de l'épreuve alors qu'on avait aimé le cours, on peut se retrouver à écrire des trucs qui dépassent notre pensée et qui sont pas forcément justifiés.
3) pour les résultats
Rendez-vous compte!! Les résultats vont être inscrits sur l'intranet de l'école dans deux semaines maximum!!! Deux semaines pour la correction. Environ trois fois moins que lorsqu'on poireaute pour les résultats de partiels à l'IEP...J'en reviens pas. Bon c'est bien car c'est réduit le suspense et l'inquiétude, mais je suis tout de même pas si pressée que ça.
4) pour la langue!
Et oui, c'était la première fois que je composais autant d'épreuves dans une langue qui n'est pas la mienne. Autorisés à utiliser le dictionnaire, tant mieux. Mais au final, c'est là que je me suis rendue compte qu'on pouvait très bien survivre sans (surtout quand je l'ai oublié comme une pauvre abrutie que je suis pour ma dernière épreuve). Ca fait bizarre d'avoir à tout rédiger en anglais, mais je suis assez contente d'en avoir fait l'expérience car j'ai bien vu que c'était pas si compliqué et que ça prend pas tellement plus de temps. Bon je reconnais qu'il doit bien y avoir des petites coquilles dans mes copies mais bon, dans celles des autres aussi.
13:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Et l'eau des Pays-Bas!
Après donc avoir éveillé votre curiosité au sujet de l'eau, je vais vous donner quelques éléments de réponse. Je vais commencer par faire un petit rappel géographique.
Pour ceux qui n'auraient pas regardé une carte des Pays-Bas depuis longtemps (voire jamais) il est temps d'ouvrir les yeux sur la côte ouest et nord du pays, toute baignée par la mer du nord. Mais aussi de constater que trois gros fleuves vivent leur vie tranquillement au coeur des terres néerlandaises : le Rhin, la Meuse et l'Escaut.
Dans ce petit pays de 41528 km² (et des broutilles sûrement, je n'ai pas revérifié avec mon mètre ayant été fort prise par les exams), 7745 km² sont composés d'eau. Les fleuves, bien sûr, mais également de nombreux lacs, étangs, canaux, cours d'eaux etc. C'est très très joli à voir, surtout quand comme moi, on aime l'eau et le joli bruit qu'elle fait en se mouvant. MAIS voilà...(il y a toujours un mais) plus d'un quart des terres des Pays-Bas sont en dessous du niveau de la mer. Le point le plus bas du pays est même situé à 6,70 mètres sous la mer (ok Jules Vernes a fait mieux pour pour son titre, mais bon, tout de même!).
Vous l'aurez donc compris, les risques d'innondations et de catastrophes liées à l'eau ne sont pas des moindres. Pour contrer les éventuelles petites folies climatiques, les néerlandais se sont équipés. Si si, ils ont finalement consentis à renoncer aux moulins à vent qui remplissaient aussi cette fonction au Moyen Âge (cf photo à gauche, moulins de Kinderdijk)! Par quoi me direz vous? Des dunes, des digues, des polders et aussi des stations de pompages. Par exemple dans les années 1930, les néerlandais ont construit une digue de plus de 30km, la "digue du nord" qui permet d'isoler un lac (lac d'IJssel) de la mer du Nord. Puis ils ont construit trois polders qui forment à eux seuls une province nommée la "province de Flevoland".

En 1953, des innondations catastrophiques ont touché le pays car certaines digues n'ont pas résisté. Les néerlandais ont alors mis en oeuvre un grand projet, le Plan Delta, qui consistait à construire de gigantesque barrages dans la région où les trois fleuves se rejoignent pour déboucher dans la Mer du Nord. Vous pouvez observer à droite un exemple de barrage anti tempête à Oosterscheldedam.
Malgré les différentes catastrophes, les innondations à répétition, et le risque pourtant énorme que représente l'eau pour le pays, les néerlandais ne se préoccupent pas assez de ce problème. C'est un sujet qui reste toujours à l'arrière-plan politique (et donc médiatique) alors que de nombreuses protections supplémentaires devraient être mises en place. Si de nouvelles crues se produisaient, les innondations pourraient paralyser une grande part du pays et même modifier une fois de plus sa géographie.
Bon ne vous inquiétez tout de même pas trop pour moi, le principal reste que je sais nager.
12:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Avis de tempête!
Et voilà...On fait tout pour minimiser les risques, on part dans un petit pays tranquille pas trop loin de chez soi. Loin de toute faune étrangère, de l'exotisme extrême qui pourrait déstabiliser ses petites habitudes de française privilégiée. Loin de tout risque climatique aussi. Enfin, c'est ce qu'on croit!!!
Vous avez peut être eu vent de l'avis de tempête prononcé hier par les météos suite à une petite tempête qui sévit au large des Pays-Bas. Je voudrais profiter de la fin des exams pour reprendre l'écriture de ce blog un peu laissé à l'abandon, j'avoue. L'occasion m'est donnée de vous faire découvrir les relations particulières que mon pays d'accueil entretient avec l'eau.
Pourquoi ici, l'annonce d'une tempête au large des côtes peut-elle effrayer tout le pays? Plusieurs raisons. Bon bien sûr j'imagine que le principe de précaution est sollicité par les équipes gouvernementales et météorologiques, qui voudraient être sûres que tous les habitants soient au courant et prévenus des risques afin de limiter les conséquences. Quels sont les risques? Pour cette tempête en particulier, voici ce que disait la dépêche AFP:
"Une forte tempête qui sévissait dans la nuit de jeudi à vendredi en mer du Nord a contraint plusieurs groupes pétroliers à fermer des plateformes au large de la Norvège, tandis que Royaume-Uni, Pays-Bas et Allemagne étaient en alerte pour parer à d'éventuelles déferlantes annoncées comme les pires depuis 20 ans."
Les Pays-Bas ont pris la décision de fermer le port de Rotterdam (ce qui n'est pas rien, rappelons que c'est tout de même le premier port d'Europe).
"Plus que le vent, qui devait tout de même balayer les côtes néerlandaises avec une force 9, selon les services météo (KNMI), c'est la combinaison attendue tempête/montée des eaux qui a contraint à prendre des mesures, selon les services spécialisés."
A Nimègue, je me situe de l'autre côté du pays, et bien que l'autre côté ne soit pas si éloigné, les conséquences de cette petite bourrasque sont minimes. Le vent a sifflé tout autant que soufflé cette nuit, les averses sont nombreuses et vraiment fortes mais pour le moment, il y a encore beaucoup de soleil entre les averses.
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